Le compost au quotidien

Pour un composte optimal, il est nécessaire de maîtriser trois aspects : l’humidité, l’aération, le rapport carbone / azote. Il est également nécessaire de connaître les matières à utiliser.

Maîtriser l'aéation

Nécessaire à la vie des micro-organismes, l’oxygène est apporté dans votre compost par son aération. Le manque d’aération et la mauvaise humidité peuvent entraîner une décomposition du compost et des odeurs nauséabondes.
Avec le temps, votre compost se tasse et l’air présent diminue. Pour redonner un coup de feu à votre compost, vous devez aérer régulièrement votre compost. La fréquence dépend du type de compostage.

Dans un fût, l’aération se fait à partir d’une tige aératrice. Dans un silo ou dans un tas de compost, on utilise une fourche légère. Dans le lombricompost, les vers s’en occupent pour vous.

 

Techniques de compostage Fréquences d’aération
Le Vermicompost Pas besoin d’aération
Le fût 2 à 4 fois par mois
Le silo 1 mois puis 3 mois puis 6 mois
Le tas Tous les trois mois

Maîtriser l'humidité

C’est elle qui va permettre aux micro-organismes de se développer, elle doit se situer entre 50-60%. Elle sera principalement produite par les matières apportées aux composts et par l’arrosage.
Le manque ou le surplus d’humidité peuvent altérer la qualité de votre compost en le ralentissant. De plus, cela peut engendrer des odeurs nauséabondes.

La montée en température de votre compost va entraîner un phénomène d’évaporation et donc un manque d’humidité, qu’il faudra surveiller et rectifier si nécessaire par arrosage.

Comment savoir si mon compost est assez humide ?

Nous vous proposons deux techniques pour savoir si l’’humidité de votre compost est correcte :

Le test de la tige métallique

Pour un compost récent : Enfoncez dans votre compost une tige de fer. Ressortir la tige au bout de 10-15 min. Si la tige est chaude et humide, tout est correct. Si elle est froide et humide, votre compost est trop mouillé. Enfin , si la tige est chaude et sèche, il n’y a probablement pas assez d’humidité.

Le test de la poignée

Pour un compost en formation : Prendre dans votre main une poignée de compost et le serrer.  Si quelques gouttes apparaissent entre les doigts et que la matière ne se disperse pas quand vous ouvrez la main (comme du sable sec), le compost a une bonne humidité. Si un filet d’eau s’en échappe, il est trop mouillé. Si rien ne coule et que le paquet se défait, il est trop sec.

compost_dans_main

Maîtriser le rapport Carbone/Azote

Pour faire un compost de qualité, il ne faut pas mettre n’importe quoi, n’importe comment. Il est nécessaire de faire attention aux quantités de matières riches en carbone et riches en azote.
En effet, on peut distinguer deux types de matières organiques :

Les matières carbonées : ce sont des déchets plus durs set secs, comme les feuilles mortes, les branches, le carton … Ces matières sont plus riches en carbone.

Les matières azotées : Ce sont principalement les déchets plus humides comme les épluchures et l’herbe…. Ces matières plus riches en azote vont amener l’humidité.

Il faut donc mélanger correctement ces matières pour un compost qui fonctionne bien. L’idéal est de mélanger 2 fois plus de matières riches en azote que de matières riches en carbone.